Groveland – Parc National de Yosemite

C’est parti pour le parc de Yosemite! Le dernier sur la liste. Snif… Personnellement, c’est celui que j’attendais le plus. J’adore les montagnes en forêts. Ou l’inverse plutôt. Avec des cascades, rivières, du relief, des Séquoïas… Le paradis pour moi. Attention, il faut demander un permis au préalable sur internet avant d’arriver. Faut prévoir un peu quoi, pas arriver comme des traînes savates les mains dans les poches.
On quitte notre hameau surveillé de privilégiés, 30 minutes de route. Franchement sympa ce coin à Groveland en pourtour du lac.
Lorsque nous étions en France, un immense incendie faisait rage dans la région. « Oak fire« . Il avait été maîtrisé ces dernières semaines. Mais à notre arrivée, ô désespoir, 4 feux sont déclarés. L’air est sec, chaud et enfumé. Les randonnées dans la vallée de Yosemite sont déconseillées voir interdites. Ô malheurs. Le ranger nous conseille un autre parc au nord, 1h30 de route. Quitte à être là… Allons-y. Dépités, on prend la route. Mais comme dit Benoît, il faut voir le verre à moitié plein. Ça va être chouette aussi !



On traverse les routes de montagne, à proximité de Yosemite. L’air vicié nous entoure, nous accompagne. On sent une odeur de brûlé. L’air est embrumé, la visibilité… Quasi nulle. Je m’attendais à une cheminée de fumée, comme dans les dessins animés. Mais que nenni, la blanche fumée se répand sur des kilomètres à la ronde, saloperie !
On prend donc la tangente, direction: Tuolumne meadows.
Dog lake et Lembert Dome au programme. Petite ascension tranquillou bilou mais qui fait du bien à l’esprit. Je respire comme un bœuf, le stock de mouchoirs fond comme neige au soleil. Au moins, on a pas roulé pour rien. On croise des biches, pas farouches pour un sou. J’éloigne les ours avec mes éternuements à réveiller un mort. Les écureuils toujours aussi présents. J’ai envie d’en capturer un mais pas sur que ça passe en bagage cabine. Puis un écureuil n’est pas un Pokémon.



On fait un petit tour de lac, le dog lake mais le tonnerre gronde au loin. Les nuages se veulent menaçants et sombres… La tempête guette. Quelques ricochets sur le lac. Chico veut nous montrer sa technique qu’il annonce parfaite. Résultat, 2. Beau gosse. On fait pas beaucoup mieux. Benoît tente une baignade mais de 1 l’eau est froide, de 2 pas profonde. C’est un fail. Allez, on rebrousse chemin, avec les nuages qui se rapprochent…


Lembert Dome. Un regard en arrière. On a le temps, la pluie n’est pas encore sur nous. On peut monter sur le caillou mais faut pas planter sa tente, on va pas traîner car si il pleut et qu’on est là haut… La randonnée va de transformer en luge, et mortelle la luge. On fait ça vite, on oublie le vertige et En Avant Guingamp. Belle vue ! Faut souligner quand c’est joli. Ça rattrape un peu ce qu’on loupe.




Bon allez on rentre et on enchaîne sur le second article sur Yosemite, qui sera rapide. Car les feux ne se sont pas évanouis en une journée, malheureusement. À notre arrivée matinale, rebelotte, Yosemite Valley inaccessible. Direction le sud. Tristesse absolue. On va vers Wawona cette fois pour randonnée sur Mariposa Grove. 1h30 de voiture, une balade en forêt, quelques Séquoïas, beaucoup d’écureuils. On aperçoit la vallée enfumée de la voiture encore et toujours. Gros barbuq quand même. La randonnée n’est vraiment pas possible dans les plus beaux coins. Half Dome, Panorama trail, Mist Trail… En plus c’est sec comme mon compte en banque, plusieurs cascades sont donc « absentes ». En gros y a pas d’eau. Si on résume, on aura pratiquement fait un sans faute sur les parcs, on reste sur une note positive. Triste de voir ces incendies tout de même… Et ça risque de s’amplifier avec les années.




Le soir on se prend un petit apéro au lac. On sent que la population du coin est d’un certain âge. Un panneau sur la plage prévient de certains comportements déviants à ne pas avoir. Il ne faut pas jouer à la balle, ni au frizbee, ni a aucun autres jeux dangereux. Jeux dangereux ?! Les mecs doutent de rien. À part qu’il y a une bande d’oies qui fait la loi ( la l’oie… Rigolez svp) dans le quartier et qui manque de nous becqueter le derrière pour une chips, la zone est d’une tranquillité sans pareille. On joue au 6 qui prend. Un jeu de cartes dont seul Benoît a le secret pour perdre en 2 tours.


Allez au dodo, demain découverte de San Francisco, dernier jour, avant de reprendre l’avion pour retrouver a priori la pluie française.
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